Le multi factoriel et le populisme
Publié par The Troll le 13 02 2018

J'ai été interpellé par un article sur le blog d'un médecin généraliste. Il faisait une longue explication sur le fait que souvent tout était multi factoriel et que c'était populiste de s'attaquer à un facteur. Par exemple l'euro pour le chômage

Même son exemple sur la pierre et la gravitation (le seul truc qui la fait tomber, mono factoriel) est faux. Il faut un référent. La gravitation existe dans l'espace et la pierre peut ne pas tomber. De la même manière la terre ne tombe pas autour du soleil. Soit elle est attirée chez newton soit elle avance en ligne droite dans un univers courbé par la gravitation chez einstein

Cela me perturbe, car j'ai peur que cela pousse à l'immobilisme.

Le cerveau humain n'est pas capable de garder en mémoire de travail plus de 5 (+/-2) objets. Ainsi face à une problématique il est virtuellement impossible au cerveau humain de prendre en compte de multiples causes.

Tout cela pour dire que le 'mono factoriel' est une tentative de réponse pour supprimer l’élément qui _semble_ être le plus important des autres facteurs. Car face à une problématique, il faut bien l'attaquer par un bout, identifier un combat. Réduire ce mécanisme en chantre du populiste mono-factoriel me semble un poil militant. Une sorte d'immobilisme voulu.

Bien souvent ce multi-factoriel est utilisé pour dédouaner. Le glyphosate cancérigène ou cancérogène ? Non multi-factoriel. Sucre et obésité ? non multifactoriel etc.

De même, bien entendu que le cancer n'est pas mono-factoriel. Alors pourquoi ériger le tabac comme responsable du cancer des poumons. Ceux qui l'attrape avec le tabac ne l'aurait-il pas attrapé avec d'autres choses ? les gènes ? le stress ? le milieu socio-culturel ? n'est-ce pas multi-factoriel ?

Enfin, je trouve que sortir populisme à tout crin est un peu ... 'populiste'. Pour prendre le cas de la tuberculose, on sait que le premier facteur n'est pas le bacille, mais la pauvreté. Bizarrement dans ce cas là il n'est pas identifié comme tel, probablement une idée trop 'populiste' (qui est devenu l'insulte facile pour déconsidérer l'adversaire sans avoir à argumenter).

ÉDIT du 7 février : et paff, je regardais les débats parlementaires sur le burn out et cela n'a pas manqué : le député godillot (ce n'est pas son nom) de Makon est venu expliquer à la tribune que cela ne pouvait pas rentrer dans les maladies professionnelles... parce que c'était multi-factoriel. Étonnant, lorsqu'il faut imposer à la populace des trucs il n'y a jamais le multi-factorielle mais dès qu'il faut mettre en place quelque chose qui la protège, ce n'est pas possible à cause du multi-factoriel.

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La fabrique de la soumission.
Publié par The Troll le 13 02 2018

je lisais l'autre torchon (marianne) qui publie un bel article sur une épidémie de rougeole à Bordeaux, qui serait due, je vous le donne en mille, à une couverture vaccinale insuffisante. Simple non ? Dès qu'il y a un soucis, c'est à cause de la couverture vaccinale insuffisante. Je me demande même si le chômage n'est pas due à une couverture vaccinale insuffisante et qu'on nous le cacherait.

Bon reprenons un peu les fait. Les victimes de l'épidémie sont des .... adultes. Nous sommes en 2017. Les personnes ayant 30 ans, sont nées en 1987. Le vaccin est injecté depuis 1983 dans le calendrier vaccinal. ainsi on peut difficilement expliquer simplement la chose. Mais impossible n'est pas mariane.... ils n'avaient qu'une seule dose, puisque la deuxième dose a été inscrite en 1996, pour renforcer l'immunité. Ouf le soldat vaccin est sauvé, la vérité est dite et tout correspond. Ils l'ont attrapé parce qu'ils n'avaient qu'une seule dose et donc que la couverture est insuffisante.

Sauf que... la deuxième dose n'a aucune influence et ne sert à rien. À l'extrème limite gagner un peu sur les 5% qui ne serait pas converti à la première dose. Une étude sur les enfants, durant 15 ans en chine le montre. Une deuxième dose n'améliore pas l'immunité.

Si on suit les enfants, 15 ans après la vaccination, il y en a déjà 20% qui ne sont plus immunisés. Ensuite on a arrêté de regarder. Des discussions que j'ai lu, les professionnels sérieux estiment qu'au bout de 20-25 ans pratiquement plus personne n'est immunisé. Putain... paff l'age des victimes de cette épidémie. Un truc de malade... mais comment ça se passait avant ? lorsqu'il n'y avait pas de vaccins ?

On commence par la maman qui avait attrapé la rougeole, qui donne à son enfant les anticorps et le protège un certain temps (pas d'étude sur la durée, entre rien et probablement 1 ans, et probablement pendant la durée de l'allaitement). L'enfant attrapait la rougeole au contact des autres (on faisait même des après-midi rougeole, pour contaminer ceux qui ne l'avait pas attrapé, au contact de l'enfant malade.Ensuite on les gardaient bien au chaud). il pouvait y avoir des complications mais elles étaient moindres que celles chez les adultes, donc le choix était d'immuniser les enfants. Et ces enfants étaient contaminants, ainsi les adultes immunisés par la maladie la rattrapait de manière asymptomatique et avaient des rappels naturels 'régulièrement'.

Sauf que maintenant que l'on vaccine les enfants, le virus ne circule plus, les adultes ne reçoivent plus de rappels naturels et perdent leur immunité et l'attrape adulte.Parce que la COUVERTURE VACCINALE EST TROP IMPORTANTE. On devrait limiter la vaccination aux enfants à risques de complications.

Mais ça ma brave dame, c'est complotiste de le dire. La science est un complot contre le bon sens de nos politiques et le chiffre d'affaire des labos.

les liens :

Voila, maintenant faites comme vous voulez, vous savez.

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Pour faire des économies en termes de santé publique
Publié par The Troll le 13 02 2018

Puisque la mode étant à la délocalisation, je propose de délocaliser notre pharmacovigilance en cote d'ivoire. Ils auraient le soleil (et les nanas qui sait) et ne seraient pas dépaysés car comme d'habitude, sur le cas levotyrox, notre pharmacovigilance ivorien.

C'est l'exception française en matière scientifique. Nous la connaissions en matières des arts et lettres, elle fait des gorges chaudes en matières de corruption politique, mais elle circule seulement à bas bruit en matières scientifiques. Notre pôle santé juridique ne voit jamais la responsabilité des fabricants en terme de médicaments ou vaccins. Il faut que ce soit un journaliste, ou une fille de brest, ou une association de patients et que les cadavres et mutilés s'empilent pour que la justice conviennent qu'il y a un truc. Tant que l'on peut nier en disant yapadpreuve, on le fait.

Dans le cas de notre pharmacovigilance, malgré le fait que les centres de pharmaco furent submergés à tel point qu'il fallut en ouvrir des spéciaux et que de nombreux signalement ne purent pas être pris à cause du volume (que notre pharmacovigilance ne pouvait pas absorber), le résultats de l’enquête de pharmacovigilance est net :

« La poursuite de l’enquête réalisée sur la période du 15 septembre au 30 novembre 2017 sur la base des cas enregistrés dans la base nationale de pharmacovigilance (BNPV) confirme que les effets indésirables rapportés avec le Levothyrox nouvelle formule sont similaires à ceux du Levothyrox ancienne formule. En effet, l’analyse globale des données de pharmacovigilance ne met pas en évidence d’effets nouveaux en termes de nature et de gravité des cas. (…)»

Pour le dire en clair, la pharmacovigilance sur l'affaire lévotyrox.... ivorien

C'est marrant, les déclarations ont explosés à tel point qu'ils ne pouvaient pas les prendre en compte, c'est à dire que pour cette simple formulation, les centres étaient débordés en capacité par rapport à TOUTES LES SPÉCIALITÉS qu'ils suivent, mais pas plus qu'avant pour le levothyrox simple formule. Une sorte de médecine quantique. Bien plus, mais pareil.

Un maître nous disaient, les cons ça osent tout et c'est à cela qu'on les reconnaît.

Comment peut-on faire confiance au système de santé en france lorsque l'on voit le déni installé de manière institutionnelle. Nous sommes dans l’ère de la post-vérité. Il y a une vérité d'état et la science est tordue pour se conformer à cette vérité et tous ceux qui ont des doutes sont des complotistes (affreux et incultes bien entendu).

Je rappelle à toutes fins utiles le lien vers un article de Marc Girard, docteur en médecine et expert en réglementation en ce qui concerne les médicaments, qui pointe ce que l'on pourrait appeler une malhonnêteté de notre pharmacovigilance qui s'emploie le plus possible à camoufler les problèmes. Tant pis pour les gens qui meurent.

Article de Marc Girard sur les turpitudes intellectuelles de notre pharmacovigilance : www.rolandsimion.org/spip.php?article395&lang=fr

Le sur-réalisme médical de notre ansm : Point-d-actualite-sur-le-Levothyrox-et-les-autres-medicaments-a-base-de-levothyroxine-Les-nouveaux-resultats-de-l-enquete-nationale-de-pharmacovigilance-confirment-les-premiers-resultats-publies-le-10-octobre-2017

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