La science une nouvelle forme de foi.
Publié par The Troll le 26 03 2018

Imaginons un monde ou une faction à un pouvoir politique et qu'elle a persuadé la majorité du peuple que son pouvoir est une volonté d'une puissance supérieure. C'est cette puissance supérieure qui a façonné l'univers et a placé ce peuple au centre de tout. C'est ce pouvoir créateur qui a choisi cette faction comme guide qu'il faut écouter et entretenir. Cette notion d'être au centre est fondamentale, non pour elle même, mais parce qu'elle donne au peuple un sentiment de devoir être reconnaissant d'avoir été créé aussi 'puissant'. De faire tourner l'univers, la création complète autour d'eux, d'être le centre. Elle donne par la même à la faction la position du centre de l'univers, être au centre du centre. Que les chefs seraient même choisis, nommés par le mystérieux créateur invisible et tout puissant. Il a d'ailleurs détruit plusieurs fois l'humanité afin de repartir sur de bonnes bases et éliminer les incroyants.

Quelle serait alors la place que cette faction accorderait à une personne qui affirmerait que cette conception est fausse et que la planète ne serait qu'une planète comme les autres et même pas importante en soi ? Que son soleil ne tournerait pas autour d'elle, mais qu'elle tournerait, comme les autres planètes, autour de lui. La remise en cause du dogme créerait une faille très importante dans la légitimation de ce pouvoir.Si on commence à douter du dogme, quels petits pas permettraient alors de douter de la faction elle même et donc remettrait en doute ce pouvoir politique qui ne pourrait plus tenir que par la force.

Ce pourrait être une saga de science fiction très intéressante à écrire (et également lire) pour voir comment cette remise en cause pourrait évoluer et quels seraient les contre-mesures mises en place pour lutter contre cela. Il faut aimer la science fiction et tout le monde n'est pas Asimov. Cela ne semble pas bien palpitant écrit comme cela.

Changeons de scénario. Imaginons un empire qui aurait créé un produit miracle qui permettrait de vivre toujours en bonne santé, sans jamais être malade ni fatigué. Cela permettrait de boire et d'expérimenter l'ivresse, mais jamais le mal de crane du lendemain et jamais de cirrhose du foie. Il permettrait de fumer sans avoir la voix rauque et sans développer un cancer des poumons. Elle vendrait à toutes et tous ce produit et aurait une puissance financière telle qu'elle pourrait susurrer à l'oreille des gouvernements pour leur faire prendre conscience de l'utilité de ce produit et les aider à en faire profite le plus grand monde, voirà faire prendre en charge par le gouvernement au moins une partie de son coût afin de ne pas priver la partie la moins argentée de la population de ce bienfait presque miraculeux. Si nous étions dans le scenario précédent, nous ne pourrions nous empêcher de le prendre comme un cadeau divin, mais cette histoire prend pied dans une société technologique. Une société basée sur la preuve scientifique. Si je n'arrive pas à prouver quelques chose, cette chose est fausse. Pour le produit miracle, on ne peut pas montrer ces preuves scientifiques car cela donnerait des éléments aux concurrents (ceux qui essayent de recréer ce produit) mais que le gouvernement veille au grain et qu'il y a toujours régulièrement des émissions à la télé avec des témoignages d'utilisateurs très satisfaits.

Imaginons maintenant qu'un groupe de résistant affirme, par l'expérience de ce qu'ils voient autour d'eux, que ce produit n,'est pas si miraculeux. Effectivement, il n'y a pratiquement plus de cirrhose, ni de cancer des poumons, mais en même temps presque personne ne boit d'alcool et pratiquement plus personne ne fume. Mais il y a encore certaines personnes qui meurent de ces maladies, certaines ayant été augmentées (c'est le terme employé) et d'autres non. On trouve plus de morts d'autres choses (non incluses dans le contrat). Il semble que les augmentés vivent moins longtemps que les non augmentés. De nouvelles maladies qui n'existaient pas semblent apparaître. Tout en semble pas aussi rose. L'information commence à prendre de l'ampleur, avec des histoires qui commencent à circuler, les gens rechignent à se traiter. D'ailleurs sur les 10 dernières années, nous avons vu une recrudescence des cancers du poumon, passant de 1 cas par an à 2 cas par an, un doublement, une véritable catastrophe sanitaire qui coûte de l'argent à l'état qui décide de rendre obligatoire l'augmentation. Le fait que le chef du département de la santé et des propectives transhumanistes ait travaillé régulièrement avec l'empire qui commercialise le produit miracle pose des questions aux opposants mais est balayé sous le prétexte que cela prouve ses compétences sur le sujet. Et que de toute façon, rien ne PROUVE que le produit miracle soit responsable. Il n'y a aucune preuve. Chacune des preuves apportées par les opposants est balayée comme une bouffonnerie indigne de la science. Le fait que personne ne veuille montrer les preuves du produit parce que c'est un secret industriel ne dérange que les opposants qui sont, tout le monde le sait, des obscurantistes qui veulent revenir au monde d'avant lorsque tout le monde mourrait du cancer des poumons et de cirrhose du foie. Mais tout le monde n'est pas Barjavel ou Bordage et cela ne semble pas bien palpitant, tout au plus deux scénarios d'un lycéen se sentant une vocation.

Mais ces 2 scénarios ne sont pas si éloignées de la réalité : dans le premier c'est l'église catholique contre Galilée et dans le deuxième c'est le lobby de la vaccination. Pourtant dans ce cas, ce serait simple à déterminé puisque c'est de la science. Prenons 2 études scientifiques :

  • LA première est une étude d'études. On peut y voir :
    • Le traitement homéopathique individualisé en cinquante millésimales (LM) s’est avéré aussi efficace que le traitement conventionnel qui associait antipyrétiques, antalgiques et anti-inflammatoires.
    • Selon les auteurs, l’homéopathie présente un intérêt en complément de la réhydratation orale et un intérêt économique dans cette indication.
    • Une revue systématique analyse un essai comparatif entre traitement homéopathique individualisé et traitement de référence sur 23 patients. Il conclut à une amélioration similaire dans les deux groupes.
    • Dans son analyse, le groupe de travail australien ne retient aucune indication de l’homéopathie en contradiction avec l’analyse de Bellavite en faveur d’une indication d’anas barbariae dans le traitement de la grippe, indication également retenue par le groupe Cochrane dans une analyse faite à partir des essais cliniques contrôlés
    • Selon une revue générale, une étude contrôlée comparant l’effet d’un traitement homéopathique local par rapport au placebo a donné des résultats favorables au traitement de la spécialité homéopathique étudiée
    • Malgré des résultats significatifs en faveur de l’action d’Aconitum napellus, cet essai non reproduit et de qualité insuffisante, ne permet pas
    • une étude relevée par Bellavite portant sur 11 patients et comparant l’efficacité de l’homéopathie à celle du placebo. Les résultats sont positifs mais la faible qualité ....
    • Dans les deux études de meilleure qualité le nombre de points douloureux est diminué par rapport au placebo. Dans l’étude de Bell d’autres critères sont significativement améliorés tels les scores de fibromyalgie et de santé globale. Dans l’étude de Fisher utilisant la méthode de cross over, la douleur et le sommeil sont également améliorés par le médicament choisi par individualisation
    • On pourrait faire comme cela pendant longtemps
    • La conclusion est que l’homéopathie ne marche pas.
    • http://www.blog-elsevier-masson.fr/2016/09/efficacite-clinique-de-lhomeopathie-analyse-et-propositions/
  • D'un autre coté, nous avons une étude portant sur 200 000 mamans, grippe et vaccination contre la grippe

Science et religion : les 2 faces d'une même pièce.

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Lorsque le mensonge est un mode de communication
Publié par The Troll le 13 02 2018

Je lisais il n'y a pas longtemps un texte de Chris Hedge qui expliquait que nous vivions dans un mensonge permanent.

il disait même, plus exactement
Le danger le plus menaçant auquel nous faisons face provient de la marginalisation et de la destruction de nos institutions, parmi lesquelles les tribunaux, les universités, le corps législatif, les organisations culturelles et la presse, qui ont, par le passé, garanti l’enracinement du discours public dans les faits et la réalité, qui nous ont aidé à distinguer le vrai du faux et ont facilité l’application de la justice.

Le grand changement c'est que maintenant les "dirigeants" sont incapables d'assumer leur morgue de classe, sont incapables de dire la vérité en face (on s'en fout des pauvres, on veut se gaver comme des gros porcs que nous sommes - et non je ne parle pas de son physique) car les réseaux sociaux ont vite fait de reprendre en boucle. Alors qu'avant les journalistes (vendus, pléonasme) remplissaient tranquillement les articles à coup de langue de bois léchant les bottes.

Prenons le cas d'un député Godillot (ce n'est pas son nom) obéissant à Makon qui vient expliquer à la tribune, devant la représentation nationale et le peuple français que le groupe ne peut pas voter pour la reconnaissance des maladies psychiques dues au travail, parce que c'est l’opposition qui le propose parce que c'est multifactoriel (justement on en parlait). Prenant exemple de la lombalgie, je le cite
[....] comme le burn out ont des origines multiples, des causes intriquées, des durées variables et des traitements non déterminés [....] ces lombalgies n'ont JAMAIS ÉTÉ PROPOSÉE, ET ENCORE MOINS RECONNUES COMME MALADIES PROFESSIONELLES.

Ok voila le discours et tout le monde ferme sa bouche. Sauf que la lombalgie est reconnue comme maladie professionnelle, au tableau 97 et 98, Depuis le 15 février 1999. Bien entendu, cela doit dépendre de critères stricts, par exemples pour la lombalgie: le port de charges lourdes et les vibrations transmise au corps entier, ce qu'ils ont supprimés des critères de pénibilité.La boucle est bouclée. Donc 2 solutions, Godillot est un crétin ou Godillot est un menteur, les 2 n'étant pas exclusifs. Mentir devant les gens, même un enfant de 5 ans sait que c'est mal.

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La fabrique étatisé de la desespérance.
Publié par The Troll le 13 02 2018

Dans mes tribulations je tombe sur un article qui parle du suicide, suite à la parution d'un rapport de l'observatoire national du suicide. Bon, à la louche, c'est environ 10 000 personnes par an, soit 3 fois le nombre de morts sur les routes. On en entend malgré tout beaucoup moins parler.

2 modes de réactions face à cette différence de traitement :

  • On peut pas mettre des radars pour racketter les suicidants, donc on s'en fout.
  • Ils sont morts, ils ne vont plus nous faire chier et ils ne pourront plus voter pour nous, donc on s'en fout.

Bien entendu le ministre se doit de dire quelque chose. Dire ce qu'elle pense (qu'elle s'en cogne sévère) est peu politiquement correct et pourrait déchaîner un shit storm. Ce dont je doute car tout le monde s'en cogne sévère, sorti des lol cat sur fb ou les trucs sur les arabes qui ont plus de droits que nous. Donc elle sort un espèce de truc "intelligent" et propose de rappeler ceux qui se sont ratés, après leur sortie d'hosto.

je suis pas un kador, mais la prévention ce n'est pas rappeler ceux qui se sont ratés. Mais que demander à ce gouvernement ? J'ai l'impression de voir Rome brûler.

Il y a une fabrique étatique de la désespérance. On désocialise les personnes, on les précarise, on les enfonce et on les accuse d'être responsables de leur état. Il n'est que voir comment les collectivité territoriales traitent les gens aux minimas sociaux.

A ce point, il faut que j'aborde la question des minima sociaux (rsa, ass...). On peut penser que c'est une forme de "charité" que l'on obole gentiment aux "pauvres" en leur demandant de se sortir les doigts du cul. C'est une vision particulièrement dégeulasse et décallée. La productivité augmentant comme elle ne l'a jamais fait dans l'histoire, il faut être moins pour produire ce dont nous avons besoin. Donc que faire de ceux dont on a supprimé le travail ? leur faire partager les bénéfice de cette hausse. Car avant d'être sans emploi, ils ont participé à cette hausse de la productivité et ont peut être même été de ceux qui ont trouvé le tour de main qui a permis de gagner un poste (le leur). De plus, comme il y a une pénurie d'emploi, le poste qu'ils pendraient, il vont bien le prendre à d'autres (qui se trouveraient alors au même point, match nul). Je ne vais pas m'étendre sur le montant de ces minimas, mais on sait que plus ils sont bas, plus ils désocialisent et précarisent. Pour sortir et inviter il faut de l'argent, si tu dois compter ce que tu manges et que tu fais des économies de chauffage, tu n'invites pas et donc tu n'es pas invité. tu ne sors pas et rencontres peu de gens : désocialisation. La précarisation venant avec l'impossibilité de faire des projets avec 400 euros par mois. Une fois arrivé là, il n'est pratiquement plus possible de revenir à la marque, c'est la fin.

Mais il y a bien pire que cela. L'état, les collectivités et autres structures associées, en plus de ces montants bien en dessous du seuil de pauvreté, trichent et demandent et redemandent les même papiers, font traîner les dossiers, reportent le plus possible les décisions, essayent de trouver le moindre truc pour radier. Ainsi, même si tu es réhabilité dans tes droits (c'est à dire que tu ne fais pas partie de ceux qui ont laissé tomber - cela représente environ 12 milliards) au bout de 3,4,5,6 mois avec le retard versé (sans intérêts), tu es dans une merde noire : des agios qui bouffent la moitié de ce que l'on te verse, des dettes partout (loyers, électricités, télécom - indispensable car que te reste-t-il sans amis et sans pouvoir sortir ?) tu es sous le niveau de l'eau avec peu d'espoir de t'en sortir.

Et certains choisissent de se flinguer. Pour ceux qui se rateront (pas de bol) on les rappellera. Trop cool non ?

Pour que cela change, il faudrait que ceux qui décident de se flinguer emportent avec eux des élus (genre le député de la circonscription, ou le sénateur, ou un ministre en déplacement). Parce que lorsque c'est le peuple qui trinque, tout le monde s'en fout, mais dès que c'est un "au dessus des autres", tout de suite, cela fait un sacré foin.

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