Pour faire des économies en termes de santé publique
Publié par The Troll le 13 02 2018

Puisque la mode étant à la délocalisation, je propose de délocaliser notre pharmacovigilance en cote d'ivoire. Ils auraient le soleil (et les nanas qui sait) et ne seraient pas dépaysés car comme d'habitude, sur le cas levotyrox, notre pharmacovigilance ivorien.

C'est l'exception française en matière scientifique. Nous la connaissions en matières des arts et lettres, elle fait des gorges chaudes en matières de corruption politique, mais elle circule seulement à bas bruit en matières scientifiques. Notre pôle santé juridique ne voit jamais la responsabilité des fabricants en terme de médicaments ou vaccins. Il faut que ce soit un journaliste, ou une fille de brest, ou une association de patients et que les cadavres et mutilés s'empilent pour que la justice conviennent qu'il y a un truc. Tant que l'on peut nier en disant yapadpreuve, on le fait.

Dans le cas de notre pharmacovigilance, malgré le fait que les centres de pharmaco furent submergés à tel point qu'il fallut en ouvrir des spéciaux et que de nombreux signalement ne purent pas être pris à cause du volume (que notre pharmacovigilance ne pouvait pas absorber), le résultats de l’enquête de pharmacovigilance est net :

« La poursuite de l’enquête réalisée sur la période du 15 septembre au 30 novembre 2017 sur la base des cas enregistrés dans la base nationale de pharmacovigilance (BNPV) confirme que les effets indésirables rapportés avec le Levothyrox nouvelle formule sont similaires à ceux du Levothyrox ancienne formule. En effet, l’analyse globale des données de pharmacovigilance ne met pas en évidence d’effets nouveaux en termes de nature et de gravité des cas. (…)»

Pour le dire en clair, la pharmacovigilance sur l'affaire lévotyrox.... ivorien

C'est marrant, les déclarations ont explosés à tel point qu'ils ne pouvaient pas les prendre en compte, c'est à dire que pour cette simple formulation, les centres étaient débordés en capacité par rapport à TOUTES LES SPÉCIALITÉS qu'ils suivent, mais pas plus qu'avant pour le levothyrox simple formule. Une sorte de médecine quantique. Bien plus, mais pareil.

Un maître nous disaient, les cons ça osent tout et c'est à cela qu'on les reconnaît.

Comment peut-on faire confiance au système de santé en france lorsque l'on voit le déni installé de manière institutionnelle. Nous sommes dans l’ère de la post-vérité. Il y a une vérité d'état et la science est tordue pour se conformer à cette vérité et tous ceux qui ont des doutes sont des complotistes (affreux et incultes bien entendu).

Je rappelle à toutes fins utiles le lien vers un article de Marc Girard, docteur en médecine et expert en réglementation en ce qui concerne les médicaments, qui pointe ce que l'on pourrait appeler une malhonnêteté de notre pharmacovigilance qui s'emploie le plus possible à camoufler les problèmes. Tant pis pour les gens qui meurent.

Article de Marc Girard sur les turpitudes intellectuelles de notre pharmacovigilance : www.rolandsimion.org/spip.php?article395&lang=fr

Le sur-réalisme médical de notre ansm : Point-d-actualite-sur-le-Levothyrox-et-les-autres-medicaments-a-base-de-levothyroxine-Les-nouveaux-resultats-de-l-enquete-nationale-de-pharmacovigilance-confirment-les-premiers-resultats-publies-le-10-octobre-2017

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