Le féminisme à la limite de la maladie mentale.
Publié par The Troll le 04 08 2018

Je lisais un article sur le blog du monolecte, ici : blog.monolecte.fr/2018/08/03/dernieres-de-cordee/ qui nous explique le truc habituel de l'homme (tous les hommes) violent qui considère la femme comme son objet... enfin, faut aller lire pour comprendre.

Comme je suis à chaque fois interloqué par tant de fadaises, j'essaye de montrer une autre façon de voir, mais il ne m'est même plus possible de poster la bas. je ne sais pas pourquoi. Comme cette réponse avait pris un long temps à écrire, je la publie ici, pour mon usage propre.

Je viens me faire taper un peu, un coté sado-maso.

C'est super de prendre exemple au moyen-age pour justifier des thèses. Et surtout partir du statut supposé réel (à moins d'un saut dans le temps, on ne peut que supposer d'après des restes d'écrits et de l'interprétation des écrits et de la théorie que l'on veut montrer.) pour en faire une acte volontaire politique avec un 'agenda'.

Il faut un sacré saut quantique pour affirmer que la femme est le lot de consolation du salariat et que l'homme est le tyran de la maison qui se venge, qu'il viole 'ses' femmes et frappe tout le monde. En parentalité, on apprend que l'on est ce que l'on est devenu par notre éducation et nos expériences. Ainsi peut être y a t'il un biais lorsque l'on affirme que "où les hommes (à une écrasante majorité) se sentent fondés et légitimés à régner par la violence." Et ce ne pourrait être que la projection d'un vécu personnel dans une globalisation permettant de supporter son vécu en pensant que c'est partout pareil et qu'il y n'y avait rien de personnel, mais que c'est une malédiction globale. Parce qu'un enfant ne peut pas consider ses parents comme mauvais, donc il cherche obligatoirement des excuses. Ainsi si son père est un con, c'est parce que c'est un homme et qu'il est comme tous les hommes. Alors que c'est juste, lui, individuellement un con.

Il me semble, mais mes cours d'histoires sont loin et je ne sais pas s'ils étaient vrais ou juste une histoire destinée à me faire accepter la réalité, que l'esclavage concernait les femmes autant que les hommes, à égalité. Il me semble également que la domination sociale concerne aussi bien les femmes que les hommes, à égalité. Et de mon expérience personnelle, OUI il y a des sales cons, les compagnons de 2 amies en font partie, mais il y a tout autant, sinon plus de gens bien (même des hommes).

Il est intéressant de construire sa pensée bottom-to-top : l'homme (en tant que genre - c'est du pur sexisme) est un tyran et donc la société qu'il a construite est une société tyrannique qui transforme la femme en objet. C'est une théorie, un présupposé, il suffit ensuite de regarder tout ce qui se passe à travers ces lunettes pour s'y retrouver.. si ça ce n'est pas une preuve ! on va dire que c'est l'approche voltaire

On peut aussi construire sa pensé top-to-bottom : la société est une construction dominatrice d'une classe dirigeante asservissant TOUTE la population (hommes et femmes) et construisant, par l'éducation (l'école n'étant plus un lieu de libération mais d'endoctrinement à la reproduction du modèle social, ou les dominants le sont parce qu'ils sont les meilleurs) un modèle familiale qui a le plus de chance d'être un modèle de domination. C'est plus mon approche rousseau

Je vais prendre quelques exemples simples tirés de mon observation et de mes lectures :

  • Prenons l'allaitement. La pression sociale (masculine et féminine - point de sexisme la dedans) pousse à un allaitement le plus court possible pour au moins 3 raisons :
    • la vente du lait en poudre -> du cash pour les dominants
    • Le retour le plus vite possible au travail (et pas pour une libération car le travail est globalement aliénant)
    • la sacralisation des seins comme organes sexuels et non nourricier.

    Cette pression sociale APPRENDS aux gens (hommes et femmes) qu'il faut renoncer à sa féminité et donc apprends également aux hommes à trouver normal que la femme sacrifie la santé de son bébé pour être une maîtresse productive. Ainsi la femme qui ne désire PAS travailler pour élever ses enfants, les voir grandir est mal vu au sein des couples (bingo c'est le cas pour mes 2 amies). Cette séparation bébé-maman est la première pierre dans l'extinction de l'empathie chez l'enfant, extinction qui permet cette société maltraitante.

  • exemple très court : les bébés ne font AUCUNE différences entre garçons et filles. Jusqu'à assez tard (pas 10 ans hein) il n'y a pas de sexe, cela veut dire que cette 'domination masculine' n'est pas innée, mais acquise. Qu'elle ne vient pas de l'HOMME, mais de toute la société. Je vais prendre un exemple dans un autre champ. Si on montre à un bébé de 6 mois, un petit dessin animé avec 3 bonhommes : le rouge faisant un truc, le bleu l'aidant et le vert lui mettant des battons dans les roues, le bébé prendra naturellement (100% des bébés) la figurine représentant le bonhomme bleu. Si on refait l'expérience à 1 ans, ils ne sont plus que 80% à choisir le bleu. Parce que entre temps, de par son observation, le bébé à compris (son cerveau apprend pour s'adapter) que celui qui gagne DANS CETTE SOCIÉTÉ (objectif du cerveau : travailler le moins et activer le plus les zones de plaisir) n'est pas celui qui aide.

Enfin, je veux tout de même passer un temps court sur la tarte à la crème de la différence des salaires hommes-femmes. Qui étaient de 30% argg affreuse domination sexiste d'une société patriarcale de maichants violeurs violents (sympa l’allitération) alors que l'étude que j'avais partagé en son temps montrait que la différence inexpliquée était plus de l'ordre de 5-10%.

A ce propos, je voudrais partager un article qui montrait qu'il n'y a pas de différence volontaire de salaires hommes-femmes et qu'au sein des entreprises il est identique, mais que DES entreprises aux salaires plus faibles attirent les femmes ayant des enfants, parce que plus proches de chez elle, avec des horaires pus souples, avec des femmes ayant elles même des enfants...

blogs.alternatives-economiques.fr/anota/2018/08/01/inegalites-de-salaires-entre-hommes-et-femmes-quel-est-le-role-de-la-maternite-et-des-politiques-salariales

Tout cela pour dire, que OUI il faut améliorer le statut de la femme (avant d'améliorer celui de l'homme) :

  • Possibilité d'avoir un salaire permettant d'élever ses enfants (prenant un exemple tout bête, 2 mamans qui sont assmat. Si elles s'échangent leur bébé en garde, elles vont toucher toutes les 2 de l'argent de l'état pour 'rembourser' les frais de garde.Si elles ne le font pas elles ne touchent rien. Stupide non ? Elles touchent de l'argent à faire élever leur bébé par une autre, coupant le lien maternel nécessaire à l'empathie et l'ocytocine.
  • Possibilité d'avoir un congé maternel plus long. Il est aberrant de séparer un bébé de sa maman à 2 mois 1/2. Je l'ai vécu, je sais de quoi je parle. Cela en fait des bébés à l'attachement non sécure et donc des proies facile pour la société de domination. Il y a plein de conférences sur le sujet. DAns la foulée un congé parental décent.
  • Possibilité d'avoir un revenu de remplacement pour quitter un conjoint ou une situation délétère.
  • Possibilité pour celles qui le veulent de garder leur bébés lorsqu'elles sont enceinte et que la pression familiale et/ou sociétale les pousse à avorter ; en créant des structures et des financements adéquats.

Voila ces quelques mesures permettrait de stopper la violence de la 'majorité des hommes' (est-ce que vous saviez que la majorité des femmes trompaient leur conjoint ? et que pour une bonne partie des enfants le père biologique n'est pas le père, à tel point que les (certains, au moins pour le 'notre') obstétriciens affirment sans rougir que 2 rhésus négatifs peuvent faire un rhésus positif.)

Ces hommes ne sont pas des coupables mais des victimes (hormis les sales cons qui sont bien moins nombreux que la horde voulant la guerre des sexes (pendant ce temps, le capitalisme peut bien continuer à faire son beurre) le font croire.)

Oui je sais je n'aurais pas du intervenir sur ce sujet, c'est le sujet sacré ou il faut être obligatoirement d'accord et se flageller d'être un homme sinon c'est la curée. mais bon, il fait si chaud...

commentaire(s)
Posté par smolski le 12 08 2018 à 10:18
Il a bien fallu un évènement pour que le premier humain qui a dit : « d'ici à là jusqu'à là-bas c'est à moi ! » et que cela fut accepté par tous alors que toute la Terre appartenait à chacun ! Donc une discrimination a précédé/accompagné ce geste référent au capitalisme. Et si nous nous reportons aux jours d'aujourd'hui de ce qu'il en est des discriminations sociales liées au capitalisme, nous voyons que peu ou prou, c'est bien le genre féminin qui en subi la plus longue contrainte depuis toute l'histoire connue de l'Humanité. Ce n'est pas qu'un raisonnement, je peux témoigner que j'ai vu ma mère demander à mon père son autorisation écrite pour prendre un emploi. Comment ne pas penser alors que dans l'Humanité la discrimination de genre est fondamentale à toutes les discriminations depuis la naissance de la propriété individuelle ? [hervé]DES entreprises aux salaires plus faibles attirent les femmes ayant des enfants[/] Dans ces entreprises mêmes les salaires et les conditions de travail sont genrées à l'extrême possible. Le viol par exemple ou le chantage aux conditions de travail (dans ce type de travaux, il y a plusieurs possibilités de brimades possibles) pour des rapports sexuels non consentis autrement. Il me semble que tu es ici un peu décollé de la réalité des masses laborieuses lorsque tu déclares que c'est de la volonté des femmes seules que cela se passe. Et imaginer qu'une travailleuse va prendre plaisir à des relations sexuelles sur la seule base que cela va lui faire un profit matériel, imaginons alors qu'un travailleur contraint ainsi par un homme et ce sera plus clair, peut-être ?
Posté par herve_02 le 12 08 2018 à 16:32
Faut arrêter la fumette. Lorsque l'on décide que la femme est exploitée chaque situation peut être vue sous cet angle. Les travaux sont genrée ? Je pense qu'il faut consulter à un moment pour vivre normalement.
Posté par smolski le 13 08 2018 à 10:41
(hervé]Lorsque l'on décide que la femme est exploitée chaque situation peut être vue sous cet angle.[/]Pas faux, cependant, on peut croire qu'en tant que mâle/homme nous ne soyons pas suffisamment sensible à la portée réelle de cette discrimination ? Nous analysons alors des faits et non les sentiments qui les animent. On peut comparer cela à la situation sociale faite aux enfants dont nous ne comprenons pas l'ensemble comme les générations qui nous ont précédées ne nous ont pas compris.
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